D’après les recherches scientifiques, l’argent colloïdal cible principalement la structure externe des bactéries et de certains virus. Cette paroi est formée de protéines spécifiques, liées par des acides aminés, appelées peptidoglycanes, qui assurent la stabilité et l’apport énergétique de la cellule. Au contact de ces éléments, l’argent bloquerait le transfert d’oxygène, provoquant ainsi la mort de la bactérie par asphyxie.
Il est important de noter que les cellules humaines, ainsi que celles des animaux à sang chaud, possèdent une structure membranaire totalement différente et dépourvue de peptidoglycanes. De ce fait, l’argent ne peut pas les agresser chimiquement. Son action se concentre uniquement sur les micro-organismes dont la paroi est vulnérable ou inexistante, comme les virus extracellulaires.
Ainsi, l’argent colloïdal est inoffensif pour les organismes multicellulaires (humains, mammifères, reptiles ou plantes). Contrairement aux antibiotiques chimiques qui peuvent perturber nos enzymes bénéfiques, l’argent ne s’attaque qu’aux structures primitives des organismes monocellulaires.
Rappel : comment l’argent agit-il concrètement ?
En résumé, lorsque l’argent rencontre un agent pathogène (virus, champignon ou bactérie), il neutralise l’enzyme nécessaire à son métabolisme respiratoire. Le micro-organisme meurt alors rapidement et est évacué naturellement par les systèmes lymphatique et immunitaire de notre corps.
Quels sont les mécanismes précis ?
En 1996, une étude de Richard Davies et Samuel Etris pour l’Institut d’Argent a détaillé les trois leviers par lesquels l’argent empêche le développement des infections :
- L’oxydation catalytique : L’argent déclenche une réaction chimique qui décompose les fonctions vitales du pathogène.
- L’interaction membranaire : Il s’attaque directement aux parois protectrices des cellules infectieuses.
- Le blocage de l’ADN : Il se lie au matériel génétique du microbe pour stopper net sa reproduction.
En termes simplifiés…
Selon l’organisation « Basically stated », on peut résumer ces actions ainsi :
- Action oxydante : À l’image de l’eau oxygénée, la particule d’argent provoque une libération d’oxygène au contact du microbe, ce qui entraîne son oxydation immédiate.
- Perturbation énergétique : En se fixant à la membrane du pathogène, l’argent bloque ses échanges d’énergie et sa respiration. Sans « carburant » ni souffle, le microbe périt.
- Inhibition de la réplication : En se liant à l’ADN, l’argent empêche l’agent infectieux de se multiplier. Or, un virus ou une bactérie qui ne peut plus se cloner devient incapable de propager une infection.