Le Virus d’Immunodéficience Humaine (VIH) responsable du SIDA se propage à très grande vitesse. En 2017, près de 37 millions de personnes à travers le monde vivaient avec le VIH, 1,8 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 940 000 personnes séropositives ont trouvé la mort à cause de maladies liées au SIDA. À ce jour et malgré des recherches permanentes, les chercheurs n’ont pas encore pu élaborer de traitement pour éliminer et/ou éviter la diffusion du VIH. Toutefois, des pistes sont à éclaircir sérieusement. Des études menées sur les effets de l’argent colloïdal contre le VIH se sont notamment avérées bénéfiques et pourraient conduire au développement de solutions efficaces pour lutter contre le SIDA.

Une crème vaginale anti VIH

L’étude effectuée en 2011 à l’Université Winston Salem aux USA, a permis aux initiateurs de la recherche d’établir que l’argent colloïdal favorise l’action des anticorps neutralisants appelés NABS. Les NABS agissent dans l’organisme en inhibant les cellules contaminées par le virus du SIDA et empêchent, donc, la propagation de la maladie dans l’organisme. Les chercheurs qui ont mené cette expérimentation projettent de développer des crèmes vaginales contenant des nanoparticules d’argent capables d’éliminer le VIH. Toutefois, une étude concernant la toxicité de l’argent colloïdal doit d’abord être réalisée.

Un préservatif à l’argent colloïdal contre la propagation du VIH

En 2012, une expérimentation réalisée à l’University of Manotiba, au Canada, a permis d’établir que l’argent colloïdal est capable d’inhiber les virus responsables des maladies sexuellement transmissibles (MST) ainsi que d’autres bactéries, champignons et microbes. Les nanoparticules d’argent arrêtent notamment le développement du VIH et du virus qui est à l’origine de l’Herpès. L’expérimentation s’est portée sur l’observation des effets de l’utilisation d’un préservatif enduit d’une couche d’argent colloïdal.

Un filtre a avec des nanoparticules d’argent pour améliorer les conditions de vie des personnes séropositives

Les personnes atteintes du SIDA ont un système immunitaire affaibli. Elles sont, de ce fait, exposées à différentes maladies mortelles. La moindre contamination s’avère dangereux pour leur santé. Dans les endroits les plus reculés et notamment dans les zones souffrant d’un manque d’eau potable, à savoir dans les campagnes, en Afrique du Sud, les personnes atteintes du SIDA sont nombreuses et souffrent souvent de graves épisodes de diarrhée. Pour améliorer la qualité de l’eau potable proposée aux personnes séropositives des zones rurales d’Afrique du Sud, les chercheurs ont conçu des filtres à eau en céramique, imprégnés d’une couche de nanoparticules d’argent (FCF). Une part de la population a été équipée de ces FCF.

Les initiateurs du projet ont régulièrement relevé la fréquence des épisodes de diarrhée chez les personnes atteintes du SIDA sur une période de 12 mois. Le taux de diarrhée est de 0,064 jours par semaine chez les personnes séropositives contrôlée et qui ne disposaient pas du FCF. Le taux est nettement inférieur, à raison de 0,015 jours par semaine auprès de la population équipée du FCF. Les résultats de l’étude sont prometteurs : l’argent colloïdal permet, donc, d’améliorer considérablement la qualité de l’eau potable et s’impose comme un traitement efficace pour protéger les personnes atteintes du SIDA, vivant dans les secteurs géographiques les plus isolés du continent africain, des maladies associées à leur état de santé.